Comment j’ai réalisé que je m’attirais des comportements et des situations en rapport avec mes états d’âme ?

Il y a très longtemps, mon travail me demandait de conduire de nombreuses heures par jour en plein Paris avec des horaires de rendez-vous à respecter. La plupart du temps les choses se passaient plutôt bien mais régulièrement j’accumulais des tensions, des contrariétés, des colères… Certains jours je finissais ma journée dans un état d’énervement au point que cela me gâchait ma journée et ma soirée.
A l’époque j’avais une forte tendance à m’obstiner lorsque les choses ne se déroulaient pas comme je le souhaitais. Plus je m’obstinais et plus je rencontrais des moments de contrariété et de colère.
Un jour vers midi, alors que j’avais pris beaucoup de retard sur mes rendez-vous et que j’étais déjà très énervé je me suis décidé à faire une pause pour comprendre comment j’en étais arrivé là. J’avais perdu tellement de temps et d’énergie que je n’étais plus à 5 minutes près.
C’est alors que j’ai commencé a me remémorer ma journée afin de trouver d où venait cet énervement. Je finis par me rendre compte que ce matin là, alors que j’étais tranquillement chez moi, je m’étais laissé contrarier par une broutille. D’une petite chose, j’étais passé à une deuxième, puis une troisième, et ainsi de suite, jusqu’à faire boule de neige et devenir insupportable.
Cette analyse m’avait pris à peine deux ou trois minutes mais je me sentais vraiment soulagé d’avoir rompu le cercle infernal dans lequel j’avais l’habitude de me laisser enfermer et comme par magie tout le reste de la journée se déroula comme sur des roulettes. La circulation, le stationnement, le contact avec les gens, tout était devenu subitement fluide. J’éprouvais une grande satisfaction grâce à la prise de conscience du mécanisme qu’enclenchait mon stress.

Bien sûr, il m’est encore arrivé de tomber dans les mêmes travers mais dès que je m’en rendais compte, je refaisais mon petit débriefing ce qui me permettait de reprendre plus sereinement le cours de ma journée.
Progressivement, le reflex se faisait de plus en plus tôt et avec la pratique de l’observation j’arrivais à faire disparaître mes contrariétés dès qu’elles pointaient le bout du nez. Par exemple lorsque je me faisais klaxonner ou que certains comportements étaient agressifs à mon égard, à la deuxième ou à la troisième fois je me posais cette question : « Dans quel état émotionnel suis-je donc pour m’attirer ce genre de comportements » ? et quelques secondes après je me recentrais et tout redevenait plus calme.
Et c’est ainsi, par l’observation, que je pris conscience de l’influence de mes états d’âme sur le déroulé de mes journées, mes relations et les différentes situations du quotidien.
Voilà un moyen de ne plus subir notre vie, en réalisant que nous sommes réellement acteur et non victime de notre vie.
Je ne vous demande pas de me croire sur paroles. Faites plutôt l’expérience, afin de vérifier si cela fonctionne pour vous.

J’avais ce fonctionnement depuis de très longues années. A l’époque ne connaissant pas encore la Sophrologie, il m’a fallu attendre d’en avoir marre pour me décider à me questionner en profondeur.

Grâce à la pratique de la Sophrologie je remarquais ensuite que les prises de conscience venaient beaucoup plus facilement et de manière spontanée. La Sophrologie permet en effet de se libérer des conditionnements et augmente les capacités d’adaptations.

L’influence des pensées et des émotions sur la santé.

J’avais, depuis ma plus tendre enfance une santé précaire avec beaucoup de soucis de santé. Cela faisait partie de ma vie et je pensais qu’avec le temps cela s’améliorerait mais rien n’y faisait . Je fréquentais plus souvent qu’à mon tour, les hôpitaux (je connaissais mon n° de sécurité sociale par cœur).
Par exemple vers 24 ans j’avais beaucoup de brûlures d’estomac…alors j’ai essayé de changer mes habitudes alimentaires, mais le problème persistait ce qui me contrariait.

Un jour je me suis retrouvé bloqué dans les embouteillages, et instantanément les brûlures apparaissent. D’ordinaire je ne faisais pas le lien car ce n’était pas aussi soudain. Mais cette fois le lien entre ma contrariété et le déclenchement des brûlures me parut clair.
Cette prise de conscience fut pour moi une première révélation : mes émotions avaient une influence sur ma santé. Je cherchais dans la mauvaise direction en croyant que l’origine de mes maladies était dans ce que je mangeais ou buvais.
Je me suis senti soulagé et ce fut le tout début de l’écoute des signaux de mon corps qui étaient juste un signal d’alarme, un message qui me disait sans doute que s’énerver dans un embouteillage n’aide pas à faire avancer les voitures mais produit beaucoup de stress inutile et dommageable pour la santé.
Heureusement pour moi,  je n’avais pas l’habitude de me précipiter sur les médicaments au moindre symptôme. De nombreuses personnes prennent pendant des années des médicaments pour ce genre de problèmes et finissent par s’en créent d’autres avec leurs effets secondaires.
Ce qui a également contribué à l’arrêt de ces brûlures, fut la pratique du sport, les balades dans la nature mais surtout d’avoir compris les messages de mon corps.
Tout n’était pas réglé pour autant et je continuais a être souvent fatigué, pas en forme, alité pour diverses raisons.
A 32 ans et suite à de nombreux changements dans ma vie mes problèmes de santé devenaient plus fréquents. C’est à cette époque que j’ai remarqué que les périodes de découragement, de culpabilité et de ruminations étaient souvent suivies d’un rhume, d’angine ou d’indigestion…
Je me suis donc fais la promesse d’être très attentif à mes états émotionnels négatifs. Dès que je réalisais que je me laissais aller à ces états je me ressaisissais et je faisais en sorte d’interrompre ce cercle vicieux.
Le résultat fut des plus encourageant car au lieu d’être malade tous les 2 mois environ, je passais à 3, 4 mois puis 6 mois et enfin 1 an. Une fois atteint les 12 mois j’ai pu lâcher ma croyance d’être victime d’une santé fragile. Par l’observation de mes pensées je pouvais éviter d’être malade de façon récurrente.
Le fait de découvrir plus tard la Sophrologie n’a fait que renforcer ces acquis.
Je me rends compte que tout ce parcours difficile et de santé précaire m’a aider à comprendre de nombreux mécanismes à l’origine de la maladie. Celle-ci est le plus souvent le reflet d’un déséquilibre énergétique généré par nos états émotionnels, nos pensées, nos peurs, nos inquiétudes et le manque d’écoute des signaux de notre corps.
Aujourd’hui je jouis d’une santé que beaucoup m’envient. La plupart des gens qui ont eu une très bonne santé étant jeunes, pensent qu’il est normal d’avoir des soucis de santé en vieillissant, «c’est l’âge», comme on entend souvent.
J’ai toujours pris exemple sur les personnes âgées et en très bonne santé. En général ces personnes ont plusieurs points communs : elles sont positives, se consacrent à des activités qu’elles aiment et sont en relation avec les autres.

 

Bien sûr la pratique de la Sophrologie m’a permis de transformer positivement mon rapport à la maladie. Aujourd’hui je n’ai plus peur de la maladie et c’est devenu complètement naturel pour moi d’être en bonne santé.